Littérature audio

  • mardi, 17 mai 2022

    Le Grizzly
    « Langdon se souvenait d’un rêve curieux qu’il avait eu en s’endormant, certain soir, sur son travail, dans le studio de sa maison. Les têtes empaillées accrochées au mur s’étaient mises à revivre et l’une après l’autre avaient tourné vers lui leurs grands yeux brillants de lumière et l’avaient accusé de meurtre. Quarante ans ! Les paroles de Bruce résonnaient encore à son oreille. Si [un ours] pouvait atteindre un âge aussi avancé, combien d’années de vie n’avait-il pas détruites en ces jours de massacres où il s’était estimé un chasseur heureux ? […] Il se mit à additionner, en fixant le feu, le total de ses destructions, et il arriva à mille ans. » Le Grizzly (Grizzly King, 1916) est l’un des plus beaux romans de l’écrivain américain James Oliver Curwood. L’auteur y célèbre son amour des étendues du Grand Nord, la beauté, la majesté et la puissance des forces de la nature. On n’oubliera pas les combats terribles, les vastes solitudes altières des montagnes de la Colombie Britannique …

  • lundi, 16 mai 2022

    Tournesols
    T. Combe avait séjourné à Londres dans les années 1880 (Cinq épisodes d’une vie). Elle en a tiré la matière de deux nouvelles, écrites dans un style piquant et incisif, sur les codes, les modes et les mœurs de la société londonienne.Dans Tournesols, elle parodie le culte de l’esthétisme, qu’il soit étrusque ou japonais, prenant pour modèle Oscar Wilde, qu’elle transpose dans le personnage d’Edgar Brown : un peintre esthète, possédé de la manie du beau, mais du beau tortillé, alambiqué, méconnaissable. Il cultive l’archaïsme, il adore les vieilles faïences, les vieux cuivres, les couleurs fausses, la peinture byzantine, la mandoline, les poses fatales et les adverbes incommensurables. Il a des extases et parfois des syncopes. Edgar Brown est amoureux de Marjorie, qui ne dédaigne toutefois pas les avances de son voisin M. Stanley, quand bien même il montrait un penchant marqué pour la statistique […] et n’avait rien de mystérieux ni de fatal. (Source : Bibliothèque numérique romande) Ele …

  • dimanche, 15 mai 2022

    Le Lot 249

    Le Lot 249 est une nouvelle du recueil d’Arthur Conan Doyle Mémoires d’un médecin.

    « La momie elle-même, horrible chose noire rabougrie et carbonisée, émergeait à moitié de sa caisse ; sa main en forme de patte, et son avant-bras osseux s’appuyaient sur la table. Un vieux rouleau de papyrus jaune était posé contre le sarcophage ; devant, dans un fauteuil de bois, il aperçut, affalé, le propriétaire de l’appartement, la tête rejetée en arrière ; ses yeux grands ouverts regardaient avec une expression effrayante le crocodile pendu au plafond ; ses lèvres épaisses et bleues laissaient passer une respiration haletante et bruyante.
    – Mon Dieu ! il va mourir ! cria Monkhouse Lee. »

  • vendredi, 13 mai 2022

    La Femme des rêves

    Percy et sa femme sont bien embarrassés. Venus chez un gentilhomme de leurs amis pour une partie de chasse, ils se sont égarés et se trouvent, bien embarrassés, dans la cour d’une auberge. Personne ne répond à ses appels. Un de leurs chevaux est blessé et eux-mêmes ne savent pas comment retrouver leurs amis.
    À force de chercher partout, madame Fairbanks finit par trouver une grange, avec un homme profondément endormi.! Leurs cris ne servent à rien. Enfin, le maître de l’auberge arrive à réveiller son valet. Celui-ci est tombé de sommeil à cause d’une nuit blanche, la veille.
    Il explique que tous les ans, au jour et à l’heure de son anniversaire, il voit une femme qui lève son couteau et s’apprête à le tuer. Moment effroyable ! Cette scène est-elle réelle ? S’agit-il d’une vision ? Cet homme est-il fou ?

  • jeudi, 12 mai 2022

    Journal (1913)
    Catherine Pozzi est l’auteur d’une nouvelle autobiographique anonyme, Agnès (NRF, 1927), que l’on attribua parfois à Paul Valéry et de six Poèmes (Mesures, 1935), que l’on compara à ceux de Louise Labbé. Elle travailla également à un essai philosophique Peau d’âme (Édition Correa, 1935), resté inachevé. De 1913 à sa mort en 1934, elle tint son journal : une quarantaine de cahiers écrits avec une intransigeance, une intelligence et une difficulté d’être absolues. Elle entretint pendant quelques années une liaison amoureuse avec Paul Valéry. Le texte lu ici correspond à l’année 1913.Catherine Pozzi est née en 1882. Elle a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois. À 25 ans, elle épouse Édouard Bourdet, futur « auteur applaudi des Boulevards ». Très rapidement, le couple se déchire. Quelques années après la naissance, en 1909, de son fils Claude, elle devient tuberculeuse. Elle divorce et rencontre en 1920 celui qui fut sa plus belle chance et son plus dur échec, son …

  • mercredi, 11 mai 2022

    Contes et Légendes de l’Inde ancienne

    « Les contes et légendes tiennent une si grande place dans la littérature de l’Inde qu’on en trouve partout. Le petit recueil que publie Mme Mary Summer étant destiné à donner aux lecteurs européens une idée des contes indiens, sa tâche était de conserver le fond des récits en allégeant le style, en un mot, faire pour ces contes ce que Galland avait fait avec bonheur pour les Mille et une nuits. Madame Mary Summer semble avoir atteint son but, et nous croyons que les lecteurs seront de notre avis.
    Paris, ce 10 décembre 1877 »
    (Philippe Edouard Foucaux, Préface des Contes et Légendes de l’Inde ancienne)

  • mardi, 10 mai 2022

    Michel Kohlhaas

    Au XVIème siècle, Michel Kohlhaas, un marchand de chevaux, se voit contraint de laisser en gage au château du seigneur de Tronka, deux de ses plus belles bêtes, le temps d’effectuer une vente. Les chevaux laissés vont alors être maltraités. À son retour Kohlhaas veut essayer d’obtenir réparation d’abord par le biais de la justice, puis par celui de la force.
    Ce court roman allemand a été publié en 1810.

  • lundi, 9 mai 2022

    Le Nouvel An (Poème)

    Anna-Marie Duval-Thibault (1862-1958) signe le tout premier recueil de poésie écrit par une femme née au Québec. Son recueil, paru en 1892, est intitulé Fleurs du printemps, dont voici un poème. Elle publie par la suite un roman. Duval-Thibault décède à San Diego à l’âge de 96 ans.

  • lundi, 9 mai 2022

    Le Mari de Jonquille
    Contrebandier, Manuel l’est devenu par goût de l’aventure ! À travers le Doubs, les passages abrupts et les forêts jurassiennes, malgré les douaniers en bravant tous les dangers, il fait passer, à dos d’hommes, tabac, marchandises et tout un juteux trafic. Par goût de l’aventure ou pour les beaux yeux de Jonquille ? Alors qu’à Neuchâtel, on est horloger de père en fils, Manuel avait besoin de « mettre un peu de sel dans ce pain fade de l’existence ». Jonquille, elle, tenait sa bande sur le fil du rasoir : tous, amoureux d’elle, lui obéissaient au doigt et à l’œil ! Manuel, dans son besoin d’action, est jaloux, ambitieux, avec une âme de chef : il part à la conquête du cœur de Jonquille. T. Combe manie la plume avec le brio d’une auteure de roman policier. Le « suspens » monte peu à peu… Un roman tragique très réussi. (Bibliothèque numérique romande) …

  • dimanche, 8 mai 2022

    La Symphonie pastorale

    « J’ai projeté d’écrire ici tout ce qui concerne la formation et le développement de cette âme pieuse, qu’il me semble que je n’ai fait sortir de la nuit que pour l’adoration et l’amour. Béni soit le Seigneur pour m’avoir confié cette tâche. »

    André Gide publie en 1919 ce court roman écrit l’année précédente. Sous la forme du journal, le narrateur – pasteur de son état – y retrace l’évolution d’une jeune aveugle, Gertrude, recueillie par ses soins et qu’il se donne pour mission d’éduquer. Ce parcours initiatique donnera naissance à des cas de conscience que l’opposition entre morale protestante et sentiments renforcera. Quant aux relations à l’intérieur de la famille du narrateur que « l’intruse » vient perturber, elles sont charpentées autour de la foi et de la lecture des textes bibliques.