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samedi, 29 novembre 2025
Le Destin ne désarme jamais
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}L’histoire de ce roman se passe pendant la guerre de 1939-45. Josiane, une comédienne appréciée, monte dans un ascenseur avec David, un avocat. Soudain, une panne d’électricité les immobilise entre deux étages et va durer toute la nuit. Que faire, sinon échanger quelques propos d’abord insignifiants, puis, plus personnels. Par une coïncidence favorable, ils se rendent tous deux chez une vieille amie à tous les deux. Et c’est le début d’une histoire d’amour en pleine guerre.
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vendredi, 28 novembre 2025
Le Cheminot, variété littéraire
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Publié dans l’Akhbar du 25 janvier 1903.
Regard profondément humain de notre auteure.« Il a raison, le cheminot à la silhouette tragique, le pain sacré qu’il demande sans implorer lui est dû, et l’aumône n’est qu’une faible restitution, comme un aveu d’iniquité. Le cheminot n’a pas de logis, pas de famille. Libre, il erre et son regard vague fait sien tout ce grand paysage d’Afrique dont, selon son gré, il écarte les bornes, à l’infini. Quand, las d’avancer, accablé de chaleur, il veut se re poser, les grands lentisques des coteaux et les eucalyptus en pleurs des routes lui offrent leur ombre et la sécurité d’un sommeil sans rêves. »
Retrouvez ici les diverses nouvelles d’Isabelle Eberhardt.
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jeudi, 27 novembre 2025
Millie
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Millie est l’une des premières nouvelles publiées de Katherine Mansfield, en 1913, dans laquelle son style particulier se fait déjà remarquer. L’écrivaine n’y respecte pas les conventions classiques : nous sommes plongés dans une histoire qui a déjà démarré, dans laquelle les personnages ne sont pas présentés. Il nous faut imaginer qui ils sont, ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils ressentent à partir d’indices subtils qui laissent la subjectivité des lecteurs décider.
La fin reste en suspens, sans résolution, et le doute est permis sur l’attitude de Millie : joie folle de voir s’échapper le criminel qu’elle a protégé, ou encouragement à son mari qui le chasse ?
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mercredi, 26 novembre 2025
Scènes de la vie d’un propre à rien
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Le narrateur, jeune meunier plus enclin à la rêverie qu’aux servitudes de la vie laborieuse, quitte son village pour découvrir le monde au gré de sa fantaisie. La poche pleine d’un violon seulement, dont il charme ses rencontres, il s’éprend d’une belle dame à laquelle il n’ose prétendre. Le récit, vif et enjoué, nous plonge, avec son héros, au cœur même d’un Romantisme allemand lumineux et fraternel, dont la fraîcheur ravit: disposition au bonheur en fusion avec la nature, mélancolie fugace, confiance en la destinée: les événements obscurs ou mystérieux trouvent, pour finir, leur résolution dans une clarté toute édénique. Moins universellement connu que Goethe, Joseph von Eichendorff (1788-1857) n’en est pas moins un phare du Romantisme allemand. Nombre de ses poèmes ont fourni les textes de lieder aux compositeurs, de Robert Schuman à Richard Strauss. Romancier, il adopte une forme hybride, où le récit – où musique et musiciens sont o … -
mardi, 25 novembre 2025
Le Prince et le Pauvre
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Fils du tristement célèbre Henri VIII d’Angleterre, le prince de Galles rêve de courir en liberté et de se battre dans les rues de Londres avec les gamins de son âge. En même temps, dans un quartier sordide de la capitale anglaise, un petit pauvre rêve de devenir prince. Et si l’occasion était offerte aux deux enfants de réaliser leur rêve, chacun prenant la place de l’autre ?
A travers ce conte aux allures légères, Mark Twain nous dresse surtout un portrait de l’Angleterre du 16e siècle peu reluisant : Cour grotesque, cérémonials absurdes, prisons sordides, tribunaux impitoyables, croyances surnaturelles, abus de pouvoir ….. Il nous parle aussi de la condition des enfants à cette époque : très rude, voire épouvantable pour les plus pauvres.
Bref, un conte divertissant mais aussi porteur d’un message plus profond.
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lundi, 24 novembre 2025
Le Paradis des eaux, chronique
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Très joli texte Publié dans La Dépêche Algérienne du 17 juillet 1904.
« Les yeux du vagabond s’ouvrirent péniblement. Son regard erra sur les choses. Il cherchait les étranges créatures qui, quelques instants auparavant, dansaient devant lui. Il les avait vues, il avait entendu leurs rires de gorge semblables à de sourds gloussements, il avait senti sur son front brûlant les souffles chauds que soulevaient leurs voiles. Elles avaient disparu, laissant au vagabond le souvenir d’une angoisse inexprimable. Où étaient-elles maintenant ? L’esprit fatigué du vagabond cherchait à sortir des limbes où il flottait depuis des heures ou depuis des siècles, il ne savait plus. »
Retrouvez ici les diverses nouvelles d’Isabelle Eberhardt.
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dimanche, 23 novembre 2025
Jean Santeuil
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Jean Santeuil est un roman inachevé de Marcel Proust, commencé en 1895 et publié seulement en 1952. Il raconte l’histoire initiatique de Jean, jeune homme passionné de poésie, découvrant son identité à travers l’art, les relations familiales et l’éveil sentimental. Ce texte préfigure de nombreux thèmes de « À la recherche du temps perdu », comme la mémoire involontaire et l’influence du passé sur le présent. Proust explore la genèse de l’inspiration littéraire et l’idée que le travail du poète consiste à transformer l’expérience vécue en œuvre d’art, valorisant l’essence intime et immatérielle des souvenirs. Le roman alterne entre actualité et réminiscences, utilisant déjà de longues phrases et une structure temporelle complexe. Jean Santeuil se présente comme un alter ego de Proust, incarnant ses réflexions sur la solitude, la vocation créatrice et la quête de sens. Le livre se distingue par la richesse de ses descriptions, la sensibil … -
samedi, 22 novembre 2025
Satires
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}« De tous les spectacles, la comédie humaine est le plus attachant »
Dans la grande tradition de la satire latine, dont il est probablement l’auteur le plus représentatif, Juvénal s’attaque à la décadence des moeurs, et tout particulièrement à l’amour de l’argent et au snobisme, avec une méchanceté franchement réjouissante.
Ce qui nous donne à réfléchir, c’est que sur certaines satires il suffirait de changer quelques mots pour retrouver une description mordante de notre réalité du XXIe siècle. Juvénal nous offre à la fois de grands moments d’humour, et la possibilité d’examiner le fonds de notre âme pour vérifier si, vraiment, nous valons mieux que Ponticus ou que Maura.
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vendredi, 21 novembre 2025
Le Cid, Actes 1 et 2
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Le Cid est une des plus célèbres pièces du répertoire. Don Rodrigue, un jeune seigneur de la Cour d’Espagne, est fiancé à Chimène. Le père de la jeune fille, jaloux de la nomination du père du jeune homme à un poste prestigieux qu’il convoitait, provoque une querelle et gifle son rival. Celui-ci, trop vieux et trop faible pour tenir son épée, confie à son fils le soin de venger son honneur. Rodrigue, déchiré entre son amour et son devoir, finit par provoquer le Comte en duel et le tue. Interprètes, par ordre de leur entrée en scène : Chimène : Evelyne Elvire : Gaëlle L’Infante : Pomme Leonor : Esperiidae Le Page : Alixy Le Comte : Christian Dousset Don Diegue : Bruant D’Almeval Don Rodrigue : Vincent de l’Epine Don Arias : Amaury Bruel Don Fernand : Gustave Don Sanche : Thierry Codvelle Don Alonso : Florent Didascalies : Magali Réalisation : Cocotte … -
jeudi, 20 novembre 2025
Les Guêpes
.ddv-only,.contrib-only{display: none !important;}Cette nouvelle fait partie du recueil Les Métamorphoses d’une goutte d’eau. Armande rêve un peu sur sa table de travail, mais son frère Melchior qui est dans le jardin, semble fasciné par quelque chose… Voici une charmante histoire prétexte à mieux connaître le petit peuple des guêpes… « M. Barrus eut beaucoup de peine à couper ce nid pour en mieux voir la structure intérieure. « Se peut- il, papa, dit Melchior tout étonné, que des guêpes aient pu faire le carton qui tapisse la muraille de cette boule, qu’on pourrait bien appeler une sphère ? Il a plus de deux centimètres d’épaisseur ? – Oui , mon enfant, ce sont bien elles qui ont fait ce carton destiné à garantir leur demeure souterraine de l’humidité. – Comme il est joli, ce carton ! dit Armande, avec ses raies jaunes, grises et brunes ! Voyez donc ! ce nid a deux portes. » Pour tous les âges… …

